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Dom Armand VEILLEUX.

Abad de la Trapa de Scourmont,  en Bélgica

 

 

 

15ème dimanche ordinaire "B"

 

 

Domingo 15º del tiempo ordinario (B)

Veíamos el domingo pasado, cómo Jesús experimenta un fracaso cuando, al comienzo de su vida pública, se presenta para enseñar en su propio pueblo. A partir de ese momento irá a predicar su mensaje por los caminos y pueblacos de Galilea y más tarde de Judea. Desde entonces se desmarca claramente del culto oficial y de las autoridades religiosas del pueblo judío, para adoptar un estilo e vida y de predicación en la línea de los profetas del Antiguo Testamento, y por consiguiente en la línea de Juan el Bautista, cuya tradición ascética ha hecha suya al hacerse bautizar por él. Es el mismo estilo de vida que recomienda a sus discípulos cuando los envía también a ellos a los pueblos y pequeñas poblaciones de la región.

Cuando leemos este texto en el contexto de una asamblea monástica, recibe un sentido totalmente especial. En la época de Cristo existía a lo largo del Oriente Medio una tradición ascética sumamente viva que, entre otras, se expresaba en la práctica bautismal adoptada por Juan, práctica que asume el mismo Jesús. Se expresaba asimismo en la larga tradición de los monjes itinerantes que existía desde hacía siglos en la India y en otros lugares de Oriente y en el Oriente Medio. El estilo de vida de estos monje itinerantes correspondía al que prescribe Jesús a sus discípulos: desprendimiento absoluto que contaba con la solidaridad universal, sin saco en que acumular lo que fuera, distribución de la buena palabra, etc. Nada de extraño tiene, pues, que tanto en Palestina como en Siria la forma primera de vida monástica cristiana, a lo largo de los primeros siglos, haya sido una vida monástica itinerante a imagen de la de Jesús y de sus Apóstoles.

De la misma manera que había escogido Jesús a sus Apóstoles por grupos de dos (Mc 1, 16-21), los envía también de dos en dos. Con ello queda subrayado el hecho de que la misión evangélica no constituye un asunto privado, sino una responsabilidad comunitaria. Aparte de ello se firma la igualdad de todos en esta misión, ya que ninguno de los dos enviados se halla subordinado al otro. .El hecho de que no lleven consigo alimento alguno ni cantidad alguna de dinero, y ni siquiera un saco para acumular lo que pueda recibirse, no queda aquí presentado como una manifestación de pobreza o de ascesis, sino más bien como un manifestación de confianza n el hombre y de apertura a la solidaridad humana. Por otra parte no se les invita a los discípulos a mendiga, sino sencillamente a hacer el bien expulsando los malos espíritus, contando con la bondad y la solidaridad de quienes tengan a bien recibirlos. No se presentarán como “autoridades” que pueden tener derecho a una recompensa o a un salario, sino simplemente como testigos de la bondad de Dios, contando con la bondad de los hombres.

En este relato de la misión de los Doce, tal cual lo leemos en Marcos, no se trata de lugares precisos a los que sean enviados los apóstoles, ni de límite de tiempo. Queda presentado, de un manera general, como la misión de los Apóstoles. Y habida cuenta de que se encuentran en este momento en la Galilea de las Naciones. En la frontera del mundo “pagano”, la misión no queda limitada en manera alguna al mundo judío.

La lectura del Libro de Amós (primera lectura de la Misa) nos ayuda a comprender en qué tradición profética se situaba la misión que confiaba Jesús a sus Apóstoles. En el momento en que aparece Amós, el reino de David se halla desde hace más de cincuenta años dividido entre el reino de Israel en el norte y el de Judá en el sur. Nativo del sur predica Amós en la región de Betel, en el norte. Y como habla con mayor energía que profeta alguno contra la injusticia, el abuso de poder, la opresión de los pobres, entra en conflicto con la autoridad política; y al sacerdote Amasías, responsable del templo de Betel y defensor de los intereses del rey del reino del norte se le hace embarazoso por lo que quiere reenviarlo al sur. Episodio éste que nos muestra que es imposible para un profeta hablar de justicia y de defensa de los oprimidos sin que su lenguaje deje de tener una dimensión y un alcance político. Es lo que ha sucedido siempre, a todo lo largo del Cristianismo, con los verdaderos testigos del Evangelio, comenzando por el mismo Jesús de Nazaret.

Jesús ha venido para traernos la vida en su plenitud, liberando a los prisioneros de sus cadenas, a los enfermos de sus dolencias, a los oprimidos de su esclavitud. Un intento de transmitir su Mensaje que no tuviera dimensión política alguna no sería claramente evangélico. Tan sólo pueden permitir esta palabra quienes, como Amós y los Doce, no tienen posesión alguna que defender como no sea la misión recibida de Dios.


15ème dimanche ordinaire "B"


Amos 7, 12-15;

Ephésiens 1, 3-14;

Marc 6, 7-13


H O M É L I E

Nous avons vu, dimanche dernier, comment Jésus subit un échec lorsqu'il se présente pour enseigner dans son propre village, au début de sa vie publique. À partir de ce moment-là Il ira porter son message sur les routes et les bourgs de Galilée puis de Judée. Dès lors Jésus se démarque très clairement du culte officiel et des autorités religieuses du peuple juif, pour adopter un style de vie et de prédication dans la ligne des prophètes de l'Ancien Testament et donc dans la ligne de Jean le Baptiste, dont il a assumé la tradition ascétique en se faisant baptiser par lui. C'est le même style de vie qu'il recommande à ses disciples lorsqu'il les envoie eux aussi dans les bourgs et les villages de la région.

Lorsque nous lisons ce texte dans le contexte d'une assemblée monastique, il prend un sens tout à fait spécial. À l'époque du Christ existait à travers le Moyen Orient une tradition ascétique bien vivante, qui s'exprimait, entre autre, dans la pratique baptismale adoptée par Jean, et que Jésus assume. Elle s'exprimait aussi dans la longue tradition des moines itinérants qui existait depuis déjà plusieurs siècles en Inde et ailleurs en Orient et dans le Moyen Orient. Le style de vie de ces moines itinérants correspondait à celui que Jésus prescrit à ses disciples : dépouillement absolu, comptant sur la solidarité universelle, sans besace pour accumuler quoi que ce soit, partage de la bonne parole, etc. Pas surprenant dès lors qu'en Palestine et en Syrie la première forme de vie monastique chrétienne, durant les premiers siècles, ait été une vie monastique itinérante à l'image de celle de Jésus et de ses Apôtres.

Tout comme Jésus avait choisi ses Apôtres par groupes de deux (Marc 1, 16-21), c'est deux à deux qu'il les envoie. Est ainsi souligné le fait que la mission évangélique n'est pas une affaire privée, mais une responsabilité communautaire. De plus, est affirmée l'égalité de tous dans cette mission, aucun des deux envoyés n'étant subordonné à l'autre. Le fait de ne porter avec soi aucune nourriture et aucune somme d'argent, ni même aucun sac pour accumuler ce qu'on pourrait recevoir, n'est pas présenté ici comme une manifestation de pauvreté ou d'ascèse, mais plutôt comme une manifestation de confiance en l'homme et d'ouverture à la solidarité humaine. D'ailleurs les disciples ne sont pas invités à mendier, mais simplement à faire le bien en chassant les esprits mauvais, comptant sur la bonté et la solidarité de ceux qui voudront bien les recevoir. Ils ne se présenteront pas comme des "autorités" ayant droit à une récompense ou à un salaire, mais simplement comme des témoins de la bonté de Dieu, comptant sur la bonté des hommes.

Dans ce récit de la mission des Douze, tel qu'on le lit en Marc, il n'est pas question de lieux précis où sont envoyés les apôtres, ni de limite de temps. Cela est présenté comme la mission des Apôtres, d'une façon générale. Et comme ils sont alors dans la Galilée des Nations, à la frontière du monde "païen", la mission n'est nullement limitée au monde juif.

La lecture du Livre d'Amos (première lecture de la messe) nous aide à comprendre dans quelle tradition prophétique se situait la mission que Jésus confiait à ses Apôtres. Au moment où apparaît Amos, le royaume de David est depuis plus de cinquante ans divisé entre le royaume d'Israël au nord et celui de Juda au sud. Natif du sud Amos prêche dans la région de Béthel, au nord. Et comme il parle plus fortement qu'aucun autre prophète contre l'injustice, l'abus de pouvoir, l'oppression des pauvres, il entre en conflit avec l'autorité politique; et le prêtre Amasias, responsable du temple de Béthel et défenseur des intérêts du roi du royaume du nord le trouve embarrassant et veut le renvoyer au sud. Cet épisode montre qu'il est impossible à un prophète de parler de justice et de défense des opprimés sans que son langage n'ait une dimension et une portée politique. Ainsi en a-t-il été des vrais témoins de l'Évangile tout au long du christianisme, à commencer par Jésus de Nazareth lui-même.

Jésus est venu apporter la vie en plénitude, libérant les prisonniers de leurs chaînes, les malades de leurs infirmités, les opprimés de leur esclavage. Un essai de transmettre son Message qui n'aurait aucune dimension politique ne serait décidément pas évangélique. Seuls peuvent se permettre cette parole ceux qui, comme Amos et les Douze n'ont d'autre possession à défendre que leur mission reçue de Dieu.


 

Armand VEILLEUX
 

 

 

 

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